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Présentation des besoins à Loua (Congo) Loua est située à 15 kilomètres de Brazzaville–Sud dans une zone semi-rurale. La majorité des habitants sont des paysans ou plus précisément des cultivateurs.
Pendant la saison des pluies (octobre à mai), ils cultivent des terrains en pente, tandis que pendant la saison sèche(juin à septembre), les bas-fonds sont mis en valeur. Pour enrichir les sols, ils utilisent des fumures (feuilles, herbes, détritus ménagers) qu’ils vont eux-mêmes ramasser dans les quartiers. Les moins pauvres se permettent de les acheter au service de voirie de la ville. Les semences utilisées sont généralement achetés sur les marchés locaux ou dans les supermarchés. Les spéculations cultivées sont l’aubergine violette et locale, les salades de toute nature (laitue, batavia, romaine, frisée etc.), la tomate (toute espèce), la courgette, le concombre, les courges, le poivron. Certains légumes locaux sont également cultivés (Badi et une sorte de morelle “ moussosso ”). Les quantités vendues sont en moyenne de 1 tonne par paysan par an pour un revenu de l’ordre de 300 000 Cfa (450 euros ) annuels. Les principaux problèmes qu’ils rencontrent sont : l’approvisionnement en semences de bonne qualité. Les semences utilisées pour la production des spéculations traditionnelles sont dégénérées et ont un rendement très faible. Celles importées posent un sérieux problème aux paysans, puisqu’elles ne sont pas reproductibles. On note une volonté de les faire dépendre des entreprises agroalimentaires spécialisées dans la production des semences. En outre, ce type de graines résiste mal aux attaques des insectes. la conservation des produits périssables. Pendant la saison sèche, on note une augmentation de la production du fait de nouveaux agriculteurs à temps partiel qui rentrent dans la filière. La surproduction ne peut être conservée. Il en résulte un vrai gaspillage alors que pendant la saison des pluies, il existe des pénuries graves. le financement de l’activité paysanne. Pour l’instant, il n’existe aucune structure de financement de la petite production marchande. Ce sont les familles qui financent pour des montants dérisoires les investissements nécessaires. Il s’agit de l’achat d’une houe (1 500 frs Cfa), d’une bêche (1 500 frs Cfa), d’un arrosoir (1 000 frs Cfa) et des semences (5 000 frs Cfa). La location de la terre peut rentrer dans un système proche du métayage ou du fermage. L’investissement initial pourrait donc être évalué à 11 000 francs Cfa par paysan ( 165 euros). le transport des produits. Étant donné que la plupart des zones de production se trouvent en milieu périurbain, le transport des produits jusqu’aux marchés situés à Brazzaville, est une contrainte importante. La plupart des paysans se résignent à vendre sur place à des prix nettement inférieurs à ceux de la ville très proche. Nature de l’aide apportée Pour lever les contraintes qui pèsent sur le système de production, il était souhaitable d’agir sur les trois goulots ci-dessus exposés à savoir des semences de bonne qualité, la mise en place d’un système de conservation et une structure spécialisée dans le financement de la petite production marchande. De toutes ces contraintes, une seule ayant une faisabilité rapide, nous avons fait des demandes de dons pour pouvoir acheminer des semences au Congo. En 2006, grâce à votre aide et à Agrosemens, nous avons pu envoyer pour 1 300 € de semences au Congo.
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